Informations pratiques

Espace abonné

Vous êtes ici

Accueil » Coups de cœur
Coup de coeur

Alice Guy Blaché

Auteur : Alice Guy
Editeur : Lobster films
Publié : 2018
Type de document : DVD Fiction Adultes
Cote : dvd ali
Résumé : Engagée chez Gaumont en 1896, Alice Guy devient en 1902 la première femme réalisatrice de l'Histoire. Elle y supervise la production pendant 5 ans, puis quitte la France pour monter son propre studio à Fort Lee, aux USA : la Solax. Devenue la première femme productrice, elle y réalisera 93 films engagés, féministes, magnifiques, qui brûleront dans un tragique incendie le 20 décembre 1919. Les 9 films de ce DVD, tous réalisés par Alice Guy aux Etats-Unis et restaurés autant que possible avec le concours de la Library of Congress (Washington), font partie des rares rescapés de cette terrible tragédie.

Notre avis : En ces temps où l’on déplore encore un trop gros manque de représentantes féminines dans le monde du cinéma, ce DVD tombe à point nommé. Il permet de mettre un coup de projecteur sur La Première réalisatrice de l’histoire du cinéma, celle qui eut également, la première, l’idée de produire un « making-of », Alice Guy Blaché. Mais alors comment se fait-il qu’elle nous soit aussi méconnue, bien loin de la notoriété des Chaplin, Keaton, Lloyd, Méliès ? Une terrible tragédie l’explique certainement.

 
En quelques lignes succintes, retraçons son parcours. Employée chez Gaumont, c’est en visionnant les premiers films des Frères Lumières qu’elle va elle-même se lancer dans l’aventure du cinéma. Elle mènera sa carrière à la fois en France et aux Etats-Unis où elle fondera son propre studio, La Solax.
Elle produira 93 films dans différents genres ; certains sont très engagés pour l’époque, notamment en ce qui concerne la condition féminine. Malheureusement, ils brûleront, en grande partie, dans un terrible incendie en 1919.
  
Ce DVD nous propose de découvrir quelques uns de ces rares rescapés, restaurés en partie par la Library of Congress. A l’image, la patine du temps apparaît, laissant encore par moments des images grandement endommagées qui témoignent des méfaits du feu. Cependant, l’essentiel est là.
 
Au fur et à mesure que défilent ces courts-métrages, une véritable artiste se révèle, une féministe avant l’heure, attachée à témoigner d’un certain contexte social. Si les histoires sont pour la plupart d’ordre sentimental, certaines se tournent du côté du Western.
Et, pour la première fois au cinéma, elle réalise un film avec uniquement des acteurs noirs américains (A fool and his money), une petite révolution pour l’époque. Il est donc temps de rendre l’hommage qui lui est dû à cette grande dame du cinéma.
   

Ariane, section Arts