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La dimension humoristique - Actualitté - Une page de caractère
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Amazon engagé avec auteurs et éditeurs pour abattre un site pirate ukrainien

8 juillet, 2020 - 17:27
L’inimaginable a eu lieu : dans une action en justice se retrouvent les membres de la Guilde des auteurs, Amazon et le géant Penguin Random House. Un trio de plaignants façon carpe et lapin, décidé à faire rendre gorge à Kiss Library, un site de piratage, hébergé en Ukraine. 

 
Le procès est lancé dans l’État de Washington, avec la perspective d’obtenir le blocage de la plateforme. Or, à la différence d’autres plateformes de contrefaçon, Kiss ne propose pas simplement des ebooks piratés : il les vend. Mais répond toujours très rapidement aux notifications DMCA, demandant le retrait de contenus. 
  Un modèle économique parfait
Opérant à travers plusieurs noms de domaine, Kiss Library cherche délibérément à tromper les internautes, en faisant accroire à un site de vente légitime. Mais les plaignants demandent désormais que cesse son activité lucrative, au détriment des acteurs de la filière livre américaine.

«?Bien que les principaux coupables soient les sites web et les opérations de Kiss Library, le fait que les sites consacrés au piratage d’ebooks soient facilement disponibles via les moteurs de recherche américains n’aide pas?», indique Douglas Preston, de l’Authors Guild, dans un communiqué.

Moralité : auteurs, éditeurs et libraires en ligne décident de se retrousser les manches pour intenter une action. 

Mary Rasenberg, directrice exécutive de l’Authors Guild, pointe la plainte déposée ce 7 juillet. Selon elle, Kiss Library pose un défi supplémentaire, à travers «?une entreprise criminelle particulièrement flagrante?». En vendant des contrefaçons numériques, le modèle lèse toute la chaine du livre : «?Pas un sou ne va aux auteurs ni aux éditeurs qui produisent les livres?», conclut-elle. 

Voilà maintenant plus de deux ans que des auteurs américains s’interrogent sur les forums, des pratiques de Kiss. Et constatent, désœuvrés, que leurs ouvrages y sont bien vendus, sans qu’aucune ressource ne leur revienne. Or, problème majeur, les internautes ont pu acheter des ouvrages sans se rendre compte de la supercherie. 
 

Imran @DrImranAwan did you know about this pirate hack of your books? https://t.co/ZGGvvIMsmX - Most criminology books now hacked and being illegally sold by Belorussians #KissLibrary pic.twitter.com/Y1DnSYhWf6

— Dr Mike Sutton (@Criminotweet) December 23, 2017
Les auteurs indépendants sont particulièrement engagés contre le site : malgré les demandes de retrait des ebooks, qui aboutissent, les titres reviennent régulièrement, après quelques mois passés en sous-marin. L’une des options pour ce faire serait que le site ne déréférence pas les ouvrages, mais en regard de l’adresse IP, invisibilise certaines pages… À cette heure, les domaines liés à Kiss Library sont inaccessibles depuis la France, et semblent tout bonnement hors ligne.
  TELEGRAM: nouvel acteur du piratage
La présence d’Amazon n’est par ailleurs pas anodine : c’est en effet à travers son volet d’autopublication que le cybermarchand intervient. Il souligne en effet que les titres des auteurs passant par son service d’autopublication sont référencés sur Kiss Library. Provoquant «?un préjudice substantiel à Amazon?», lit-on dans la plainte. 

Mais il compte également plusieurs auteurs dont il possède les droits de publication, et, à l’instar de Penguin Random House, se retrouve alors privé de ses ressources. Les porteurs de la plainte estiment ainsi que Kiss Library est « le plus grand site de piratage d’ebooks que l’on n’ait jamais vu ».
  Une pandémie lucrative
La décision de porter plainte viendrait par ailleurs de ce que le site aurait augmenté ses revenus en profitant largement de la pandémie. Le préjudice économique aurait alors grimpé en flèche, à mesure que des lecteurs en quarantaine cherchaient des lectures. Et que Kiss Library leur en a fourni en abondance…

«?La lutte contre le piratage nécessite une collaboration de l’industrie et Amazon Publishing est heureux de s’associer à Penguin Random House et aux membres de l’Authors Guild dans cette action contre les pirates de Kiss Library?», assure un porte-parole de l’entreprise.

Selon une étude menée en 2017 par Nielsen et Digimarc, les téléchargements illégaux d’ebooks représentaient 315 millions $ de pertes annuelles. Parmi les auteurs de la Guilde, on découvrira Lee Child, Sylvia Day, John Grisham, ou encore Scott Turow, Nicholas Weinstock et Stuart Woods…


sik-life CC 0

Kindle : fini de jouer, ou de faire autre chose que de lire

6 juillet, 2020 - 15:54
Lorsque l’iPhone premier du nom fut annoncé à San Francisco, son lien avec l’AppStore fut la grande innovation. Et la confirmation que les systèmes propriétaires auraient de l’avenir. Avec Kindle, présenté en novembre de la même année, 11 mois plus tard, une perspective similaire était enclenchée.

 
La possibilité de développer des outils pour la liseuse de la firme Amazon fut introduite en janvier 2010, avec le Kindle Developpment Kit, dont la version bêta arriva le mois suivant. Mais progressivement, cet accès à des contenus tiers, qui devaient faire le bonheur des finances de la firme se heurtera aux difficultés techniques : l’encre électronique a bien des qualités, mais les différents appareils n’avaient pas vraiment les ressources nécessaires pour supporter de gros développements.

D’autant que seuls les détenteurs d’une adresse aux États-Unis pouvaient accéder à ces offres. Aujourd’hui, quelques 500 produits sont disponibles dans la rubrique Active Content, avec une multitude de jeux – échecs, sudoku, et même les mots croisés du New York Times. Mais cette époque est révolue : Active Content tire le rideau. (via Mobileread)

De fait, la fonctionnalité avait été abandonnée en 2014, quand la firme expliqua que le Kindle Voyage ne supporterait pas ces formats. Par la suite, les modèles de liseuses étaient privés de ces contenus. Il n’allait falloir qu’un pas pour que la section soit définitivement supprimée de la boutique Kindle.

Avec l’arrivée des tablettes Kindle, Active Content ne servait plus à rien : toutes les offres disponibles via le Google Play devenaient accessibles. Et un flot d’applications s’ouvraient aux utilisateurs. 

En somme, chronique d’une mort annoncée, et qui est désormais réalité.


via The Digital Reader

photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Quand une agence de presse sert de support publicitaire aux sites pirates

6 juillet, 2020 - 13:35
Le 4 juin dernier, l’Associated Press (AP) a diffusé un communiqué de presse sur son flux d'informations en ligne. Ce dernier présentait une liste des meilleurs sites pour regarder des films et des séries en ligne. Parmi lesquels, des plateformes pirates...


Fondée en 1846, l’Associated Press est l’une des agences de presse les plus connues au monde. Pour générer des revenus, cette dernière s’appuie sur la publicité, entre autres. Et donc, sur la diffusion payante de communiqué de presse. Ce dispositif permet à un client de partager du contenu sur le site si populaire de l’AP et ainsi, gagner en visibilité. 

Torrent Freak a récemment relevé un communiqué de presse publié sur le site de l’AP le 4 juin dernier. En cause : le papier recensait des sites pirates proposant des films et des séries à regarder illégalement en streaming. 

«?Au départ, nous n’en avons pas trop fait, car nous avions déjà vu des sites pirates publier des communiqués de presse sur des plateformes d’actualités?» peut-on lire sur le média. «?Mais on a découvert qu’il ne s’agissait pas d’un incident isolé, mais bien de l'élément d’une campagne plus large.?»
  Une campagne promotionnelle qui met en avant des sites pirates

 

Plusieurs communiqués qui présentent des sites de streaming ont en effet été diffusés sur le site de l’AP. Les articles mentionnent à la fois des plateformes légales et des sites pirates. Parmi lesquels, FMovies ou Yolamovies.

Ce dernier, connu pour fournir des contenus piratés est décrit dans le papier de l’AP comme «?l’un des sites torrent les plus actifs pour les amateurs de séries télévisées?». Et de louer ses nombreuses fonctionnalités telles qu’un calendrier qui permet de proposer les dates d’arrivée de certains films sur la plateforme.
 

PIRATAGE : Ce qui motive les pirates de livres,
films ou séries à agir...


Ces communiqués ont permis à Yolamovies de développer sa visibilité et sa notoriété. En effet, ces dernières semaines, TorrentFreak note une augmentation du nombre de visiteurs. Plus de la moitié d’entre eux (53,8 %) ont été générés par le site web de l’AP d’après les statistiques de trafic Alexa.


De plus, ces communiqués de presse permettent à ces plateformes de se distinguer dans l’océan du web. Par exemple, le site Fmovies était jusqu’alors introuvable dans les premières pages de recherches Google. Grâce au communiqué, il apparait désormais dans les meilleurs résultats.


Photographies : illustration (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Un professeur de lecture pour enfants, qui tient dans un smartphone

6 juillet, 2020 - 08:15

Google donne aux enfants à travers le monde un accès anticipé à son application d’aide à la lecture, Read Along. De nombreux élèves étant actuellement à la maison, les familles du monde entier cherchent des moyens d’aider les enfants à développer leurs compétences en lecture. Cette application, lancée pour la première fois en Inde en mars 2019, prend pour l’instant en charge 9 langues, dont l’anglais, l’espagnol, le portugais et l’hindi.



 

La lecture simultanée


En 2019, Google lançait une application Android appelée Bolo en Inde pour aider les enfants du primaire à apprendre à lire. Cette application Android est destinée aux enfants de 5 ans et plus et les aide à apprendre en leur donnant un retour verbal et visuel lorsqu’ils lisent des histoires à voix haute.


Désormais, l’application est disponible gratuitement dans 180 pays sous le nom de Read Along. La fonction de lecture simultanée présente dans cette application utilise la technologie de synthèse et de reconnaissance vocales de Google afin de guider les enfants dans les activités de lecture.


L’application fonctionne également hors ligne, mais vous devez vous connecter au Wifi pour télécharger du nouveau contenu. L’analyse des données vocales de Read Along s’effectue via l’appareil, l’application ne nécessite donc pas de connexion et ne diffuse pas d’annonces. Compte tenu des préoccupations liées à l’utilisation des données, Google affirme que les données vocales récoltées par Read Along seront uniquement analysées sur l’appareil et ne seront pas envoyées aux serveurs de Google.

 

Une ressource interactive et amusante


Read Along guide les enfants grâce à un compagnon virtuel intégré nommé Diya, qui les suit durant leur lecture et leur donne des commentaires encourageants en cours de route. L’enfant peut également appuyer sur Diya à tout moment afin d’obtenir de l’aide pour prononcer un mot ou une phrase. Diya le récompense avec des étoiles et des badges quand il réussit bien.
 

L’application donne donc la possibilité à l’enfant de s’amuser pendant qu’il apprend à lire. Read Along permet aux jeunes esprits de s’intéresser à une collection d’histoires diverses et intéressantes provenant du monde entier. De plus, des jeux sont parsemés dans ces histoires. Elle s’adresse aux enfants qui ont déjà une connaissance de base de l’alphabet.

 

Aider les parents et améliorer les fonctionnalités


Les parents peuvent créer des profils pour plusieurs jeunes lecteurs, afin de suivre leurs progrès individuels. Read Along personnalisera l’expérience en recommandant le bon niveau de difficulté des histoires et des jeux en fonction de leurs performances en lecture. En raison de la pandémie de COVID-19, de nombreux élèves apprennent entièrement à la maison, des ressources interactives et modernes comme Read Along sont utiles pour les parents qui ont du mal à jongler avec le travail et à apprendre à leurs enfants à lire.


Read Along continuera de s’améliorer au fur et à mesure des commentaires des familles, en élargissant la sélection de livres et de langues disponibles et en ajoutant de nouvelles fonctionnalités.
 

— par Cynthia Prévot
 

En partenariat avec Lettres Numériques

Luxembourg : plus de 20.000 titres en accès gratuit pour les lycéens

3 juillet, 2020 - 08:00
Les vacances d’été approchent, et pour que tous les lycéens puissent continuer d’avoir accès à des ouvrages, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse a décidé de lancé «?read-y?», une bibliothèque numérique gratuite. Le projet est également porté par la Bibliothèque nationale du Luxembourg (BnL) avec le soutien de Digital Luxembourg.
 
Le catalogue comprend plus de 20.000 titres, proposés principalement en anglais, allemand et français. Mais d’autres ouvrages viendront au fur et à mesure enrichir l’offre initiale. Les livres sont accessibles à la fois sur smartphones, tablettes et ordinateurs, un format idéal pour les vacances.

Read-y «?entend contribuer à nourrir le goût de la lecture chez les jeunes, la lecture comme plaisir choisi librement et sans contraintes financières?» annonce le communiqué. Ainsi, il ne s’agit pas d’une sélection d’ouvrages basée sur les programmes scolaires nationaux, mais bien d’une bibliothèque de loisir.

En effet, l’initiative ne remplace ni ne modifie l’activité de lecture en classe, mais est plutôt à envisager comme un «?encouragement supplémentaire à la lecture individuelle grâce à un accès facile et large des jeunes à la littérature jeunesse?».

Outre de proposer une grande diversité d’ouvrages gratuits, read-y comporte de nombreuses fonctionnalités telles que la lecture hors ligne, la  réservation des livres déjà en consultation, la recherche de définitions dans le dictionnaire intégré ou encore l’ajout et la conservation de notes et commentaires.

L’offre s’adresse à tous les lycéens du Luxembourg qui fréquentent les établissements publics ou les écoles privées appliquant le programme national. Leurs enseignants, les directions et les bibliothécaires des lycées peuvent également y bénéficier.    LISTE DE LECTURE : Inciter les plus jeunes
à lutter contre les inégalités

Pour ce faire, il suffit de se rendre sur l’application de lecture Sora, ou sur le site ready.script.lu et de se connecter avec son compte IAM. Pour les élèves utilisant une tablette mise à disposition par l’Éducation nationale, l’application sera installée automatiquement, précise le communiqué.

Le catalogue read-y sera également intégré à ebooks.lu, l’outil de prêt de livres numériques de la bibliothèque nationale du Luxembourg. Il devrait rejoindre l’offre existante de la plateforme de 150.000 ebooks à la mi-juillet. 

Ainsi les jeunes de plus de 14 ans détenteurs d’une carte de la BnL ou de l’une des bibliothèques publiques partenaires d’ebooks.lu pourront également emprunter des ouvrages read-y.
Photographie : pixabay license

Mon précieux audiolivre : le Hobbit de Tolkien, intégralement lu par Gollum

2 juillet, 2020 - 12:28
En septembre prochain, Harper Collins publiera l’intégral du Hobbit de J.R.R Tolkien, sous le format audio. Andy Serkis, connu pour avoir interprété le rôle de Gollum dans les films de Peter Jackson, en assurera la lecture.
 

Ce n’est pas la première fois qu’Andy Serkis — qui a prêté sa voix à Gollum dans les adaptations cinématographiques de Peter Jackson — racontera les aventures de Bilbon le Hobbit. Pendant le confinement, l’acteur et réalisateur britannique s’était lancé dans une lecture marathon de l’ouvrage, sur les réseaux sociaux.

Une performance de plus de onze heures, qui avait permis de récolter des fonds pour des œuvres de charité britanniques mobilisées dans la lutte contre la COVID-19. Au total, ce «?Hobbitathon?» aura permis de réunir plus de 300.000 £ (plus de 330.000 €).  

Thank you ALL so much for tuning in and for supporting our frontline workers. I am truly humbled by the response! Because of you, we raised more than £270,000 and counting! Thank you again @HarperCollinsUK and the Tolkien estate! Stay well! pic.twitter.com/m79POIQq4b

— Andy Serkis (@andyserkis) May 8, 2020

C’est après cette première lecture, réalisée en direct, qu’Harper Collins et Andy Serkis ont eu l’idée de proposer une version audio du Hobbit de J.R.R Tolkien. «?Il s’agira d’une lecture dans le même esprit que le Hobbitathon?» explique l’acteur britannique. «?Mais cette fois-ci, je pourrai perfectionner ma performance sur quatre jours en studio.

Andy Serkis confie entretenir un lien très particulier avec le livre de Tolkien, publié en 1937. «?Je me souviens très bien de ma première lecture du Hobbit, j’étais dans le bus pour aller à l’école. Je devais avoir neuf ou dix ans. C’est le premier livre “adulte” que je me souviens d'avoir lu, et je manquais souvent mon arrêt tellement j’étais absorbé dans ma lecture.?»
«?HarperCollins est fier d’être l’éditeur officiel des œuvres de JRR Tolkien, et nous considérons Le Hobbit comme l’un des titres les plus précieux de notre catalogue. C’est un livre avec lequel des générations de lecteurs ont grandi et qui continuent à aimer à la fois pour son caractère charmant, aventurier et imaginatif?», ajoute Chris Smith, directeur adjoint des publications de la maison.   SAGA : Quand Harry Potter lit le premier
chapitre d’Harry Potter...
 
«?Nous sommes ravis d’avoir un acteur tel qu’Andy Serkis pour donner vie de façon si brillante à ce projet, pour un tout nouveau public, et du soutien du Tolkien Estate pour mener à bien ce projet passionnant.

D’après les premières informations délivrées par The Bookseller, la sortie du livre audio est prévue pour le 17 septembre aux États-Unis. Il sera également disponible en téléchargement dès le 3 septembre prochain.


Photographie : affiche du Hobbitathon via Twitter

L'application Telegram, nouveau terrain pour le piratage de livres

30 juin, 2020 - 12:23
L’application de messagerie Telegram est devenue pour les pirates un nouveau moyen pour partager du contenu illégalement. En mai dernier, la CEDRO, une association espagnole consacrée à la défense de la propriété intellectuelle, s’était lancée dans la bataille contre ce nouvel ennemi, avec un succès mitigé...


  Le 6 mai dernier, la CEDRO, qui réunit des auteurs et éditeurs espagnols engagés contre le piratage et la reproduction illégale, avait réussi à fermer 122 canaux Telegram qui proposaient du contenu illicite. L’une des particularités de cette application étant la possibilité pour les utilisateurs de rejoindre des groupes très facilement, et cela sans limitation vis-à-vis du nombre de membres.

Ainsi ces 122 canaux rassemblés comptaient 380.000 internautes, qui s’échangeaient des milliers d'exemplaires de livres, journaux et magazines, selon l'association. Cette fermeture s’est faite en accord avec l’application Telegram qui, si elle ne traque pas elle-même les pirates, affirme réagir lorsqu’on lui signale une activité illicite. 

Pour Jorge Corrales, le PDG de CEDRO, « les services de messagerie instantanée, tels que Telegram ou WhatsApp, sont de plus en plus utilisés pour diffuser et consommer des exemplaires piratés d'œuvres littéraires et des contenus d'information ». Et de rappeler l’importance de la mission de la CEDRO : « Nous parlons de la première industrie culturelle du pays, qui possède un marché étranger très important, notamment en Amérique latine. »
Bot en touche 
Cette opération d’envergure ne semble en réalité n’être que l’arbre qui cache la forêt. Les canaux et les groupes utilisés pour partager des biens téléchargés illégalement ne représentant qu’une partie des activités criminelles qui se développent sur l’application. 

Des bots particulièrement actifs proposent eux aussi des milliers d’ebooks gratuitement. Ces robots automatiques ou semi-automatiques se connectent et interagissent de la même manière qu’un utilisateur humain, ce qui les rend beaucoup plus difficiles à traquer. Pour télécharger du contenu, il suffit à l’internaute d’interagir avec l’automate numérique comme s’il commençait une conversation ordinaire.
NUMERIQUE: poésie et poème digital
Début juin cependant, @DownloadEbooksBot, un bot très apprécié pour sa base de données exhaustive d'ouvrages en espagnol et pour sa capacité à envoyer directement les livres sur la liseuse Kindle d'Amazon, a fermé ses portes suite à une opération technique réalisée par Telegram. 

Comme le souligne Explica, CEDRO n’a pas revendiqué être à l’origine de cet exploit. Sans doute parce que l’organisation ne souhaite pas attirer l’attention sur ce type d’activités, encore peu connu des utilisateurs de Telegram... Ou parce qu’une copie conforme du bot est apparue quelques heures seulement après la fermeture de l’original.

Crédit photo : Peyri Herrera CC BY-ND 2.0

5 approches numériques de la poésie et du poème digital

29 juin, 2020 - 13:16
Les vacances s’approchent : la création s’échauffe. Ou bien la seconde vague pointe le bout de sa crête et ses embruns… Dans tous les cas, pourquoi ne pas en profiter pour s’essayer à la poésie numérique?? Voici cinq solutions alliant langage informatique et humain, pour des compositions fleuries.

 
Forme en permanente réflexion, la poésie s’accommode de toutes les expressions nouvelles, puisant à de multiples sources des mouvements pour parler de l’humain. En duo avec des outils numériques, elle ne fait pas moins : bien au contraire, elle s’emballe dans le binaire pour dépasser le manichéisme apparent de la machine.

The Conversation a recensé cinq approches nouvelles de création poétique — bien loin des recommandations d’Aristote. Encore que…
  La poésie générative
S’appuyant sur un programme ou un algorithme, cette dernière génère du texte à partir d’une base de données. Il suffit de mots isolés ou d’expressions pour que le poète numérique travaille sa matière. 


  Pour exemple, le travail de John Barber, qui a généré une liste contenant plus de 5000 noms de noirs, hispanos et amérindiens tués par les forces de police depuis 2015. Ni jugement ni condamnation : un inventaire à la Prévert, qui s’autorécite. Une voix artificielle va en effet prononcer le nom des personnes, avec des intonations étrangement amusées.
  Le remix poétique
Très simple, percutant et parfois effarant de pertinence, ce dernier agit à la manière d’une écriture surréaliste de recomposition. L’exemple de Nick Montfort en présente un exemple simple : après une visite à Taroko Gorge, à Taiwan, le poète a produit un texte splendide.


  Scott Rettberg, marqué par cette écriture, a repris les codes du poème de Montfort, se séparant de son approche minimaliste pour un faire un texte urbain maximaliste. Et cette initiative a donné lieu à des dizaines de remix, toujours partant de Taroko Gorge…
  Les versets visuels
On connaît avec Apollinaire cette adéquation de sens et de forme, où l’image poétique est sculptée pour exalter le sens. William Blake, en 1700, avait simplement combiné poésies et illustrations. Mais avec le numérique, cet assemblage devient plus complexe et puissant.


Le travail de Qianxun Chen autour de Shan Shui (Montagne et eau) s’articule autour d’une peinture traditionnelle de paysage, qui se modifie dans les mots et les visuels à chaque clic. Une génération automatisée.
  Le poème vidéoludique
On sait que l’industrie du jeu vidéo s’est amusée à produire des jeux à partir de texte. Jason Nelson a effectué le parcours inverse : produire de la poésie à partir d’un jeu. Son oeuvre baptisée game, game, game, and again game se présente comme « un poème numérique, un rétrojeu, une déclaration anti-design et une exploration personnelle de la vision changeante de l’artiste en vision du monde ».

 
Ici, pas de score à pulvériser ni d’objectif, mais une atmosphère poétique, excessive, décousue…
  Le message poétique codé
Les cryptologues se régaleront ici de cette confusion des genres. Les réalisations d’Ishac Bertran en la matière font référence. Elles ne nécessitent pas même un ordinateur, mais reposent sur des langages informatiques recomposés.

Ignotus the Mage, CC BY-SA

  Pour saisir le message, il faut donc être en mesure de lire du code, aboutissant à des poèmes intraduisibles littéralement — et difficiles à comprendre même sans une connaissance approfondie de la langue de composition…



illustration : blickpixel CC 0

#EpicFail : chez Apple, les meilleures ventes de livres passent par iTunes

27 juin, 2020 - 13:29
À quoi servent les listes des meilleures ventes?? Pour un professionnel, cette métrique donne une idée du marché — comme un outil de veille concurrentiel. Pour le public, cela conscrit les ouvrages aux best-sellers, occultant une immense partie de la production. Que penser alors d’une liste établie, qu’il ne serait pas possible de simplement consulter?? Il y a une application pour ça : Apple.

 
Le sujet nous ferait tordre de rire si cet exemple spectaculaire d’epic fail n’était pas tragique. Faisant suite à un message de la firme à la Pomme, qui annonce une liste des meilleures ventes alléchantes, voici ce que le Digital Reader découvre. En cliquant sur le lien proposé via Twitter, le navigateur propose de se connecter à iTunes Store. 

Calamité…
 

From powerful debuts to provocative stories to fun picks in all genres, our list of best books of the year so far has something for everyone. https://t.co/cDxNueqT44 pic.twitter.com/L6um1SU17P

— Apple Books (@AppleBooks) June 26, 2020

D’ailleurs, il faut espérer que le lien ouvre bel et bien l’iTunes Store outre-Atlantique, parce que depuis l’Europe, on aboutit au lancement de l’application Livres et ce message : «?Connexion à la librairie impossible.?»

Merdredemerdre… 

Le pathétique de la situation, comme l’indique bien Nate Hoffelder, c’est d’imaginer qu’une société pesant 3000 milliards $ ne soit toujours pas capable de mettre en ligne une bête page web, avec la liste de ses meilleures ventes. Bien entendu, chaque livre numérique serait associé à un lien d'achat dans une logique de librairie. Mais non : en 2020, on pousse, encore et encore, à connecter l’utilisateur à son insupportable outil iTunes, devenu avec le temps une usine à gaz délirante. 


  Or, que l’on soit sur ordinateur (Mac qui plus est?!) ou iOS, rien à faire, le lien ne fonctionne pas — probablement pour l’Europe —, et de toute manière, se raccroche aux applications. 

La stratégie propriétaire est connue chez tous les géants de l’informatique. Cependant, tous ont a peu près enregistré que le web était un dénominateur commun à tous les internautes. Et qu’à ce titre, quel que soit l’outil de lecture, rien ne valait une bonne vieille page web pour garantir une accessibilité la plus efficace qui soit.

Or, comme le remarque le Digital Reader, tant Amazon que Google ont bien compris l’enjeu d’une commercialisation ouverte. Qu’importe que l’on recadre dans un appareil propriétaire par la suite : l’enjeu est, de toute manière, de pouvoir donner la possibilité de l’achat. Le service Google Play le démontre, puisque l’on s’y procure tout article indépendamment de ses appareils. Juste grâce à une page internet… 

Voilà 19 ans, quand iTunes fut lancé, la solution était pratique, commode, efficace. L’inverse absolu de ce que l’outil est devenu aujourd’hui. En l’état, ce poste ne concerne donc que les utilisateurs d’iTunes, sur le territoire américain.

Reconnaissons cependant que, de temps à autre, une page surgit de nulle part, accessible, et permettant de consulter les informations sur un produit. Mais il ne sera toujours pas possible d’effectuer un achat, tant que l’on n’aura pas activé Livres ou iTunes ou tous les autres logiciels d’Apple. 

Pas très judicieux, en effet… ni très commerçant. 


illustration : m.p.3., CC BY NC SA 2.0

Livres audio : OverDrive étend son catalogue

23 juin, 2020 - 11:28
Le service de prêt numérique OverDrive, proposé aux bibliothèques et aux écoles, élargit son catalogue de livres audio. Cet arrivage de nouveaux titres est le fruit d’une association avec Recorded Books, un des plus importants éditeurs d'audiolivres.
 

L’année dernière, Overdrive annonçait avoir réalisé 326 millions de prêts numériques. Parmi ces prêts, 211 millions étaient des livres numériques tandis que 114 millions concernaient les audiolivres. En 2019, pour la 6e année consécutive, les emprunts de livres audio (30 % de hausse) avaient enregistré une croissance supérieure à celle des emprunts d’ebooks (15 % de hausse).

C’est sans doute pour contenter ce marché en pleine expansion qu’Overdrive s’est associé avec Recorded Books pour proposer une offre toujours plus importante. Au programme des titres pour enfants et adolescents, ou encore des ouvrages d’auteurs afro-américains. 

« Nous sommes ravis d’annoncer que notre catalogue de livres audio Recorded Books s’est élargi?! Bon nombre de ces titres n’ont jamais été disponibles pour les bibliothèques et nous sommes ravis de vous les apporter, ainsi qu’à vos usagers » souligne l’entreprise dans un communiqué.
  EBOOKS : spectaculaire envolée du prêt
numérique au Quebec

Enfin, OverDrive propose aussi aux établissements, tout au long du mois de juin, d’économiser jusqu’à 35 % sur les livres audio, y compris sur les milliers d'ouvrages issus du catalogue de Recorded Books.

Crédit photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0 

Nia, quelques précisions sur la prochaine liseuse de Kobo

22 juin, 2020 - 10:38
La prochaine machine à lire de Kobo s’appellera Nia, un lecteur ebook qui ne basculera pas dans la couleur. Pas pour le moment. Les premiers détails échappent à la marque et ont été repérés : on parle d’une liseuse qui serait un modèle d’entrée de gamme.


  La Kobo Nia disposera d’un écran Carta E-Ink de 6 pouces, la norme désormais, avec une résolution d’écran de 1024x758 et une définition de 100 pp. Les caractéristiques la positionnent comme un appareil dans la série de la Clara, mais tout de même moindre technologiquement. 

Son poids serait de 260 g, avec une connectique WiFi, mais pas de Bluetooth. En revanche, le stockage passe à 16 Go. La batterie, de son côté, faiblit quelque peu : 1000 mAh, contre 1500 pour la Clara HD. 

  Pas de dates de sortie, mais une confirmation : beaucoup attendaient que la Nia soit l’appareil couleur de la marque. Ce sera un non, inflexible. 

Nous avons contacté Kobo dans l’espoir d’avoir plus d’éléments, et mettrons l’article à jour en fonction. Rendez-vous, pour les ventes, à la rentrée, très certainement.

via Digital Reader


photo : Kobo Aura One, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Une nouvelle mise à jour d'Apple pour contenter les auditeurs de Podcasts

19 juin, 2020 - 18:09
La prochaine version du logiciel iOS 14 comprendra notamment des changements pour l’application Apple Podcast. Les développeurs semblent vouloir donner plus de choix à l’utilisateur et proposent une personnalisation accrue. 
 

Lundi prochain aura lieu la Worldwide Developers Conference, un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de nouvelle technologie. C’est à cette occasion qu’Apple comptait partager les nouveautés proposées par la prochaine version du logiciel iOS 14.
PODCAST: Batman et Superman débarquent sur Spotify
Une source chez 9to5Mac a cependant eu accès à certaines informations en avance et révèle que la mise à jour concernera notamment l’application Apple Podcast. Au programme, trois types d’évolution : 

• L’application suggérera désormais des podcasts que vous pourriez aimer. Similaire à ce qui existe déjà avec Apple Music, cette nouvelle fonctionnalité repose sur un algorithme qui analyse vos écoutes précédentes pour vous présenter des choix pertinents. 

• Cette nouvelle version donnera également aux créateurs de podcasts la possibilité d’offrir un contenu bonus.

• Enfin, les utilisateurs seront en mesure de personnaliser leurs profils, de suivre leurs amis et de voir quels podcasts ils écoutent.

Ces pistes seront reprécisées et enrichies suite à la conférence d’Apple, ce 22 juin lors de la WWDC. 


Crédit photo : Apple - Apple Podcast 

Des liseuses françaises exportées dans les librairies de Belgique

17 juin, 2020 - 16:52
Le Français Vivlio détrône finalement Tolino : le fournisseur de liseuses, racheté en 2017 par Rakuten-Kobo, laisse la place dans les librairies de Belgique. En effet, les librairies Standaard Boekhandel et Club (soit 265 millions € de chiffre d’affaires) vont adopter les appareils de Vivlio. Un déploiement supplémentaire, alors que l’opérateur alimente plusieurs enseignes en France.


  Les liseuses de Vivlio sont d’ores et déjà disponibles en ligne, avec l’ensemble du catalogue de livres numériques actuels. Plus d’un million de titres en néerlandais, anglais et français sera en effet proposé. 

Les modèles Touch Lux 4, HD Plus et InkPad 3 vont plus loin : un programme de reprise des anciennes liseuses Tolino est proposé à partir de ce 16 juin. Et cerise sur le gâteau, des applications pour iOS et Android complètent l’offre numérique. 

ActuaLitté avait pu enquêter sur la vente de lecteurs ebook durant le confinement, et constaté chez tous les opérateurs – Bookeen, Kobo, Vivlio – une très forte hausse des ventes et un taux d'équipement accru.

«?Cette première migration d’une enseigne majeure de l’alliance Tolino vers Vivlio est la preuve qu’il existe en Europe une solution de livre numérique crédible face aux géants du e-commerce américain d’un côté et japonais de l’autre. C’est cette solution, cette alliance et cette alternative européenne que Vivlio incarne?», indique Guillaume Decitre, président de Vivlio.

Geert Schotte, Président du groupe Standaard Boekhandel, ajoute : «?Plus de 80.000 clients ont acheté des liseuses et des ebooks dans nos librairies Standaard Boekhandel et Club. L’enjeu pour nous était de continuer de les servir avec la meilleure solution possible, tout en maintenant leur fidélité à nos enseignes, très appréciées en Belgique.?»

À ce jour, Vivlio revendique près de 800.000 utilisateurs, 200.000 liseuses et plus de 20 M€ d’ebooks vendus.

Bookstagram : organiser sa publication, pour plus de likes et de commentaires

17 juin, 2020 - 12:15
Depuis quelques années, une véritable communauté littéraire s'est installée sur Instagram, désignée sous le terme « Bookstagramers ». Cette utilisation n'avait rien d'une évidence, pour un réseau social basé sur l'image. Une étude scientifique s'intéresse à cette communauté, et révèle la manière dont les hashtags et légendes doivent être composés, pour une efficacité optimale des publications.


La communauté littéraire d'Instagram n'a rien d'anecdotique, aussi bien pour les lecteurs que pour les éditeurs : au Royaume-Uni, il semblerait même que les « influenceurs », critiques littéraires particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, aient guidé les choix d'une majorité d'enfants de 7 à 11 ans, qui se sont tournés vers YouTube et les plateformes sociales.

Une étude portant sur la manière dont les messages sont conçus, postés et reçus sur Instagram, lorsqu'il s'agit de livres, sera donc riche d'enseignements quant à la promotion et à la mise en avant des titres. Ming Zhan, Qin Yu et Ji Wang, chercheurs en Finlande, Suède et Chine, se sont intéressés à l'utilisation des mots-dièses (ou hashtags), ces termes précédés d'un # qui permettent de caractériser et classifier les différentes publications sur les réseaux sociaux, et notamment sur Instagram.

Entre avril et août 2017, les chercheurs ont mis en place un système de récupération automatique des publications contenant les hashtags #book, #reading, #read et #bookstagram, associé au hashtag #library. Le programme a récupéré 6,9 millions de légendes associées à des photographies, enregistrant au passage le nombre de « j'aime » et de commentaires de chaque publication, mais seulement 2,5 millions ont été conservées, après suppression des doublons.
  Organiser au mieux sa publication
L'analyse des légendes collectées a pour but de déterminer l'influence de l'utilisation et de l'emplacement des hashtags sur le succès d'une publication, autrement dit les « j'aime » et les commentaires. Pour cela, les chercheurs ont déterminé la fréquence des hashtags dans une légende (trouvait-on uniquement des hashtags ou un texte associé??) et leur emplacement (y avait-il avant un texte associé, après un texte associé, intégrés au texte associé??).

Sur l'ensemble des publications analysées dans le cadre de l'étude, il apparait que la plupart des légendes contiennent moins de 23 mots-dièses et moins de 100 mots, sur l'ensemble de la légende. 49,5 % des publications étudiées, soit 1,2 million environ, n'ont pas du tout été commentées.

Les hashtags les plus utilisés sur Instagram, pour les publications relatives au livre

Dans le cas où la publication ne contient qu'un seul hashtag, une intégration de celui-ci à la légende générale, de préférence au milieu de celle-ci, permet d'obtenir plus de commentaires. Dans ce cas de figure, il est recommandé d'écrire une légende assez fournie, ce qui peut améliorer le nombre d'interactions sociales. Le hashtag peut aussi être placé à la fin de la légende, ajoutent les chercheurs, pour améliorer le nombre de « j'aime ».

Dans le cas d'une légende comportant plus de 80 % de hashtags, il est recommandé de ne pas publier une légende intégralement constituée de hashtags, et de privilégier un emplacement à la fin de la légende. Pour une légende comportant moins de 80 % de hashtags, ces derniers peuvent être placés avec plus de liberté, mais un positionnement au début de la légende devra être absolument évité.
  BOOKSTAGRAM: avec le Covid, une
explosion des publications

Le tableau ci-dessous donne une idée des emplacements les plus efficaces en matière de « j'aime » et de commentaires : plus la « p-value » se rapproche de 1, plus l'emplacement est efficace.




En conclusion, les chercheurs soulignent que les résultats de leur étude pourront être utiles à des bibliothèques, éditeurs et autres métiers du secteur du livre, pour attirer l'attention des utilisateurs du réseau social... Un point manque toutefois : le sponsoring des posts, qui permet d'acheter de la visibilité.

L'intégralité de l'étude, publiée par l'université suédoise de Borås, est à cette adresse.


Photographie : Book Catalog, CC BY 2.0

Antitrust : Kobo porte plainte contre Apple en Europe

16 juin, 2020 - 08:56
Quelques années après Spotify, voici que Rakuten Kobo décide de porter plainte contre Apple. Une procédure qui se déroule en Europe : Bruxelles se voit demander d’enquêter sur l’App Store, et plus spécifiquement sur les 30 % que ponctionne Apple sur chaque vente de livres numériques dans l’application.

 
Le modèle d’une taxe sur toutes les ventes réalisées dans les applications avait explosé en février 2011. L’In-App Purchase devenait un modèle économique séduisant pour les développeurs d’applications gratuites : une fois téléchargée, elle proposait des achats directs. Or, sur ces ventes, Apple décida de ponctionner 30 %, histoire de ne pas perdre une miette de la manne applicative.

La librairie Sony Reader, qui devait sortir en 2011, fut alors la première victime de la politique d’Apple. Le japonais décida alors de ne pas sortir son store, première brèche dans son leadership sur la lecture numérique. 

Si la Commission européenne n’a pas encore statué sur la plainte déposée par Spotify, Kobo en rajoute une couche. En mars 2019, le service de musique en streaming saisissait les autorités européennes, considérant que la taxe de 30 % sur les ventes défavorisait les concurrents. Et ce, alors qu’Apple avait mis en place son propre outil concurrent : Apple Music, selon Spotify, était mieux présent et plus visible que son service. 
  30 %, l'In-App Purchase 
Kindle avait trouvé l’alternative : son application pour les appareils iOS ne permet que la lecture des ebooks achetés depuis les outils propriétaires d’Amazon. Kobo a opté pour une approche identique, afin de s’épargner les 30 % d’Apple. Sauf qu’en l’état, son service est tronqué, puisqu’il n’est pas même possible d’introduire un lien qui ferait sortir de l’application pour générer une vente. Et moralité, les consommateurs sont lésés : un point auquel se montrera extrêmement sensible la Commission…

Pour Kobo, l’enjeu est concurrentiel et commercial : certes, les utilisateurs peuvent télécharger gratuitement l’application depuis l’App Store. Mais tout livre acheté engendrerait donc des frais prélevés par Apple.

Par le passé, la firme de Cupertino avait défendu cette facturation, en expliquant que son App Store donne accès à des millions et des centaines de millions d’utilisateurs iOS. Or, le système de téléchargement d’application se fait gracieusement : il faut bien se récupérer quelque part…

La Commission européenne a refusé de commenter le dépôt de plainte, présentée en mars dernier. Il s’agit de la troisième concernant les pratiques commerciales d’Apple que Bruxelles a reçue en un an.


via Financial Times

photo : Glen Bledsoe, CC BY 2.0

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