|
Résumé :
Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des Etats-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de snuff films, lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Il s'appelle Rafaël, et il n'a plus que trois jours à vivre...
Notre avis :
Rafaël, derniers jours de Gregory Mcdonald est un (court) livre qui ne peut pas laisser indifférent. L’histoire est d’une simplicité presque effrayante, tant par sa lucidité que par la colère qu’elle dégage en nous face à l’honnêteté du héros et au(x) vice(s) de la société à laquelle il veut absolument que sa famille s’intègre. Rafaël est un jeune homme qui vit dans une sorte de bidonville. Il n’a pas trente ans et semble en avoir à la fois 5 et 75 de part sa naïveté et son extrême lucidité devant les évènements qui vont se bousculer dans les trois jours pendant lesquels nous allons le suivre. Le côté malsain qui se dégage dans les premières pages, notamment lors de la description du « scénario » du film dont Rafaël va tenir le premier rôle, fait ressortir en nous tout ce qu’il y a de plus animal. On peut en être effrayé et avoir envie, pendant un instant de refermer ce roman et de l’oublier. Pourtant, si vous tentez de le lire, ayez le courage (oui, car il en faut pour passer le stade des 50 premières pages) : vous découvrirez tout un monde à la fois simple et poussiéreux, rempli de crasse, d’amour et de respect. Vous ne regarderez plus les SDF avec le même regard. Le style est simple, sans emphase, avec des phrases courtes qui semblent avoir été écrites à coup de serpes. Oui, un style simple qui reflètent exactement ce que sont les personnages qui peuplent Morgantown, l’endroit où vit Rafaël.
Stéphane, section multimédia
|