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L'immigration aux États-Unis durant le XXème siècle

 

Donald Trump, Président des États-Unis, a signé dès son arrivée à la Maison Blanche, un décret intitulé « Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis » visant sept pays arabes (le Yémen, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak). Devant le tollé général que ce décret a soulevé, le Président a retiré de la liste l'Irak, mais les ressortissants des six autres pays sont toujours concernés.

 

Alors qu'actuellement des milliers de réfugiés tentent d'accoster sur nos côtes et que des habitants d'Amérique du Sud traversent tous les jours la frontière des États-Unis, cette nouvelle application risque de rendre le déplacement de ces personnes de plus en plus risqué.

 

La cible du nouveau décret de Trump est toujours les musulmans, la preuve

ÉTATS-UNIS - Inscrit dans les dernières lignes du nouveau décret de Donald Trump sur l'immigration, dévoilé ce lundi 6 mars, réside un ordre discret mais frappant. Dans la section 11, Trump ordonne au département de la Sécurité intérieure des États-Unis de rassembler et publier certaines informations concernant les étrangers vivant sur le sol américain.

 

Pourtant les États-Unis ont depuis toujours été une terre d'accueil pour de nombreux immigrés, sa plus grande vague d'immigration se situant au début du XXème siècle. Les émigrants sont en effet arrivés à hauteur d'un million par an pendant les premières décennies du siècle dernier. Pour la plupart d'origine juive, ils arrivaient d'Allemagne, d'Irlande, d'Italie, d'Europe de l'est, fuyant les conflits qui bouleversaient l'Europe. Mais tentant également d'échapper aux famines, au chômage, au bloc communiste, et tentant surtout d'atteindre le rêve américain !

 

Après une traversée difficile, souvent dans des conditions misérables, les immigrants se retrouvaient bloqués à Ellis Island (cette île qui abrite aujourd'hui la Statue de la Liberté mais qui fut durant la première partie du XXème siècle l'entrée principale des immigrants qui arrivaient aux Etats-Unis), où ils étaient auscultés sous toutes les coutures, parfois mis en quarantaine, voire renvoyés chez eux. Le gouvernement américain de l'époque mis en place des quotas en fonction des nationalités.

 

En 1921, le Quota Emergency Act (loi sur les quotas d'urgence) limitait le nombre d’immigrants, quel que soit le pays d'origine, à 3 % du nombre de résidents de ce même pays vivant aux États-Unis. Ce n'est qu'en 1965 que cette loi sera remplacée pour un système de préférence fondé sur les aptitudes des immigrants (notamment professionnelles) et leurs relations familiales avec des américains. Fait très intéressant, en 2006, il a été calculé que 22 % des américains avaient des racines allemandes, 39 millions étaient des descendants d'immigrants irlandais et la population juive américaine atteignaient les 5 millions de personnes (source : 20 minutes du 28/04/2006).

 

Quelle que soit la raison pour laquelle ces gens pauvres et désespérés ont traversé l'océan pour commencer une nouvelle vie, la seule pensée qui les aidait était le pouvoir d'attraction qu’exerçait sur eux cet eldorado. A tort ou à raison d'ailleurs. Vous trouverez ci-dessous quelques ouvrages afin de mieux connaître leurs espoirs et leurs désillusions.

 

TatianaTatiana : Ce premier tome d'une trilogie écrite par Paullina Simons nous raconte comment une jeune femme russe, au cours de la Seconde Guerre mondiale, se voit obligée de partir pour les États-Unis, laissant son mari dans une Leningrad bombardée. Une trilogie qui se lit avec facilité et où l'on suit avec plaisir les aventures de Tatiana et de son officier de l'Armée Rouge né en Amérique.

Ensemble, ils vont affronter tous les dangers de cette guerre qui va précipiter leur ville dans la famine, le froid, la mort… et les transformer tous les deux.

 

 

Lucio, l'allumeur de réverbèresLucio, l'allumeur de réverbères : Pour cet ouvrage destiné aux jeunes lecteurs (à partir de sept ans), l'auteure s'est inspirée de ses souvenirs familiaux, offrant le regard des émigrants qui espéraient et luttaient pour faire vivre leurs rêves. Lucio est un petit garçon qui vit avec son père et ses sœurs, fraîchement débarqués de leur Italie natale. Il cherche désespérément du travail, mais personne ne veut de lui à part un allumeur de réverbères qui cherche un remplaçant.

Mais le père de Lucio voit d'un très mauvais œil le travail que s'est trouvé son fils, jusqu'à une certaine nuit…

 

 

BrooklynBrooklyn : Film de John Crowley, tiré du roman éponyme de Colm Toibin. Cette très belle adaptation toute en douceur et couleur presque sépia, nous raconte la vie de la jeune Eilis, dans les années 1950 en Irlande, qui part pour cette terre promise qu'est l'Amérique, afin de tenter sa chance et d'avoir une vie décente.

 

Elle se retrouve à New-York, trouve ce qu'elle était venue y chercher mais doit un jour rentrer en Irlande et se retrouve partagée entre deux hommes, deux métiers, deux cultures… 

 

 

 

La trilogie du BronxLa trilogie du Bronx : Cette bande dessinée nous parle de quatre histoires réelles dans le Bronx des années 30. L'humanité de l'auteur nous offre des portraits de personnalités touchantes et émouvantes. Cette trilogie commence par l'histoire d'un Juif qui, avant de fuir la Russie, fait un pacte avec Dieu…

Elle se poursuit par Jacob, dont la grande dépression de 1930, le pousse à rejoindre l'Amérique, où sa vie ne va pas se dérouler comme il le souhaitait… Le dernier tome nous raconte l'histoire d'un quartier à travers les différentes vagues d'immigrants.

 

 

The stone riverThe Stone river : Documentaire réalisé par Giovanni Donfrancesco : Magnifique récit qui démarre au début du XXème ou des carriers de Toscane s'expatrient pour travailler dans celles de Barre dans le Vermont.

 

De leur début jusqu'à aujourd'hui, les témoignages, les photographies de cette époque mais aussi les souvenirs de certains, nous ramènent à ces hommes qui ont autant espéré que souffert.

 

 

 

Pour aller plus loin :